Luc Chatel confirme que les mémoires du Général de Gaulle seront au programme du BAC

Par UNI Archives

Le 27 octobre 2010 à 16h49

UNI

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Le 8 juin 2010, alors qu’un collectif d’enseignants exigeait que les mémoires de guerre du général De Gaulle soient retirées du programme de littérature de la classe terminale L, l‘UNI avait lancé une pétition pour demander instamment à Monsieur le ministre de l’éducation nationale de ne pas céder aux pressions qui s’exercent sur lui et de maintenir les Mémoires de guerre du général de Gaulle au programme du Baccalauréat 2011.

Cette pétition a recueilli plus de 10 000 signatures. Cette mobilisation a permis d’attirer l’attention des parlementaires.

Notre action a, ainsi, été relayé par le président du groupe UMP à l’Assemblée Nationale, Jean-François Copé, ainsi que par le député de la Dordogne, Daniel Garrigue. Ce dernier a adressé à Luc Chatel une question écrite rappelant que « cette œuvre dépasse les querelles idéologiques et incarne non seulement un des grands textes littéraires du XXe siècle mais également une source historique d’importance majeure. … ».

Le 12 octobre, le ministre a répondu à cette question et a réaffirmé que « le choix de cette oeuvre est conforme à l’esprit et à la lettre du programme de littérature en vigueur, dicté par des raisons littéraires, et c’est pourquoi l’étude de cette oeuvre est inscrite au programme limitatif de littérature en classe de terminale L à la rentrée 2010. »

Courrier de Jean-François Copé

Monsieur,

Vous avez bien voulu me faire part de vos remarques concernant la pétition, lancée par plusieurs professeurs, visant à supprimer les mémoires de guerre du Général DE GAULLE du programme du baccalauréat

Je tenais à vous assurer que j’avais pris connaissance de votre courriel avec toute l’attention qu’il mérite.

Les mémoires du Général DE GAULLE sont intimement liées à notre histoire nationale, au-delà des appartenances partisanes et des considérations politiciennes.

Aussi, à travers l’étude des ouvrages du père de la Constitution de 1958, c’est la transmission de notre histoire et le prolongement du devoir de mémoire qui est assuré par le Ministère de l’Education nationale.

L’histoire n’appartient ni à la droite ni à la gauche, aucun parti ne peut s’approprier les mémoires de BLUM ou de DE GAULLE car elles appartiennent à la nation tout entière.

Ainsi, il me parait inconcevable que l’on demande la suppression de l’enseignement des mémoires d’un grand homme d’Etat, fût-il de droite ou de gauche, sur la base de considérations partisanes. Cette démarche va à l’encontre des valeurs de l’école de la République et est contraire au devoir de réserve auquel est soumis tout agent de l’Etat.

Restant à votre entière disposition, je vous prie de croire, Monsieur, à l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Jean-François COPÉ

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